Absente de toute la saison 2025 en raison de problèmes de santé, Courtney Duncan a – contre toute attente – retrouvé le mondial féminin à l’occasion de l’ouverture du championnat à Lacapelle-Marival. Un retour que peu attendaient aussi tôt dans l’année, mais que la pilote néo-zélandaise a finalement concrétisé après une longue période de reconstruction loin des compétitions.
« J’étais censée rouler pour Steve Dixon l’an dernier, mais tout a été repoussé à cette année » nous explique la Néo-Zélandaise lors du GP de France. « L’objectif a toujours été de revenir pour cette saison. 2025 a été une année difficile pour moi, physiquement et mentalement, mais ça fait du bien d’être de retour ; ça faisait longtemps. Je pense qu’il y a eu 18 mois entre mes deux derniers Grands Prix. Donc évidemment, je suis un peu rouillée et physiquement, je ne suis pas encore revenue à mon niveau d’avant, donc j’ai encore besoin de rouler, de faire encore un peu plus de courses pour retrouver cette intensité. Mais on y arrivera. »
La quadruple championne du monde néo-zélandaise n’a pas connu un retour de tout repos en France. Partie à la faute à deux reprises le samedi, Courtney Duncan devra se contenter d’une 12e place avant de rebondir le dimanche avec une quatrième position. Elle repart de Lacapelle-Marival avec la 8e place provisoire au championnat, ayant déjà utilisé un joker dans une saison composée de seulement cinq épreuves.
« C’était un retour difficile pour moi, et c’est vraiment dommage pour le samedi parce que ça aurait pu être une solide 4e place aussi. Malgré tout, je pense qu’il y a beaucoup de points positifs à retenir de ce retour. Mais j’ai été surprise par cette chute et le dimanche j’ai su rebondir avec une 4e place. Le circuit français était assez exigeant. En fait, il était plutôt sympa une fois qu’il a séché samedi après-midi. J’aime ce genre de conditions, ce sont des conditions que j’apprécie, mais attention : c’est un GP compliqué pour reprendre directement, et la chaleur était aussi assez extrême. Donc globalement, c’est solide, et on va continuer à se reconstruire à partir de là. »

Absente durant toute la saison 2025 pour des raisons de santé, Courtney Duncan a traversé l’une des périodes les plus compliquées de sa carrière loin des circuits. Touchée par une péricardite, la Néo-Zélandaise a dû observer de longs mois de repos avant d’entamer une reprise extrêmement progressive. Un long processus de reconstruction physique qui explique aussi son retour tardif à la compétition.
« J’ai lutté contre une péricardite, un virus au cœur l’an dernier. C’est quelque chose qui empire avec l’effort, donc j’ai vraiment dû me reposer. C’est un peu comme avoir Epstein-Barr, donc il faut seulement se limiter aux petits efforts et progresser progressivement. J’ai passé environ six mois à ne rien pouvoir faire du tout. Ensuite, j’ai dû remonter doucement en charge. Je faisais des sorties de 30 minutes à vélo, à très faible intensité, puis j’ai progressivement augmenté la charge de travail. L’année dernière a été quasiment une année blanche pour moi. Je crois que j’ai repris la moto à la fin de l’année dernière et que je n’ai réellement recommencé à faire des courses que ces derniers mois. Voilà pourquoi je suis un peu en retard. »
La belle quatrième place décrochée le dimanche ne doit toutefois pas masquer l’ampleur du défi qui attend encore Courtney Duncan. À Lacapelle-Marival, la Néo-Zélandaise a terminé à plus d’une minute de Daniela Guillén, avec un meilleur tour en course moins rapide de 6,5 secondes que celui de l’Espagnole qui remportait le GP. Pour Duncan, 2026 s’annonce donc avant tout comme une saison de reconstruction et de remise en route. Mais au vu de son expérience et de son palmarès, difficile d’imaginer la quadruple championne du monde rester longtemps éloignée des podiums – voire de la victoire.
« On ne peut pas reproduire ce qu’on retrouve en course à l’entraînement, surtout au niveau GP avec les conditions de piste, l’intensité, etc… La meilleure façon de se préparer et de reprendre de l’intensité, c’est simplement de revenir sur les courses, pour retrouver le rythme et se reconstruire à partir de là. Après 9 mois sans faire de moto, j’ai perdu beaucoup de ma base physique. Vraiment, on ne peut pas prendre sa santé pour acquise, c’est sûr. À un moment, je ne pouvais même pas faire le tour du pâté de maisons sans être fatiguée. Donc oui, on ne vaut rien sans la santé, c’est certain. »
De sept épreuves en 2024, le mondial féminin ne se dispute plus que sur cinq rounds en 2026 – dont un en Australie. Rares sont les pilotes du WMX qui souhaitent s’exprimer publiquement sur le sujet, et Courtney Duncan ne fera pas exception cette fois-ci. Pendant ce temps, les Américains ont relancé leur championnat féminin en 2024 après 6 ans de disette, et ce dernier ne cesse de gagner en ampleur. Les épreuves de la saison 2026 se disputent d’ailleurs en marge du Pro Motocross, avec une seconde manche organisée le samedi afin de permettre à la série de bénéficier d’une exposition télévisée plus importante.
« Concernant le championnat du monde, c’est comme ça que ça fonctionne depuis longtemps, pas de commentaires. Mais les USA, oui, je pense que ça pourrait ouvrir des portes. Je vois clairement ça grandir. C’est aussi grâce à la manière dont les Américains fonctionnent : ils veulent vraiment pousser et développer leur championnat féminin. Et ça attire beaucoup plus de vues et d’attention. C’est l’Amérique, donc je peux voir le WMX devenir quelque chose de vraiment intéressant là-bas. »










