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Jacky Martens « Aujourd’hui, je dois sélectionner qui peut venir sur quel GP, et ce n’est pas sain pour mon modèle économique »

Dans cet entretien avec Jacky Martens - patron du team Fantic MXGP - l'ex-champion du monde Belge nous livre sa vision sur les leviers de développement possibles pour améliorer le sponsoring en MXGP

Kévin Frelaud Par Kévin Frelaud
18 mai 2026
dans Interviews
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Comment rendre le MXGP plus attractif, à la fois sur le plan commercial et pour les partenaires ? Une question simple en apparence, mais qui renvoie en réalité à des enjeux majeurs pour le championnat.

Dans un paddock où l’équilibre économique des équipes repose de plus en plus sur leur capacité à lever des budgets grâce à des partenaires privés, la question de la valeur commerciale du championnat et de ses acteurs dépasse le simple cadre sportif. Après Hans Corvers (Monster Energy Yamaha) et Josse Sallefranque (Honda SR Motoblouz) Jacky Martens, propriétaire du team Fantic MXGP, livre une réflexion personnelle et met en avant un point capital pour son équipe : l’importance d’améliorer l’expérience offerte aux partenaires, et leur donner une – réelle – place au cœur du championnat.

« De mon côté — et je ne peux parler que pour moi — j’ai un très grand groupe de sponsors et de partenaires, et la plus grosse amélioration que l’on pourrait apporter pour les équipes serait de faire en sorte que nos sponsors soient davantage considérés comme de vrais partenaires et acteurs du sport. Ils doivent se sentir spéciaux, réellement partenaires de l’équipe, et pouvoir venir voir — et vivre — ce dans quoi ils investissent en étant invités. Aujourd’hui, on a un certain nombre – limité – d’entrées par Grand Prix pour nos partenaires. Mais je pense que si l’on veut passer à un niveau supérieur en termes de sponsoring, il faut davantage d’opportunités pour ces derniers, et cela passe aussi par plus de tickets pour les inviter. »

Dans la continuité de cette réflexion sur la structuration économique du championnat, Jacky Martens insiste sur un point en particulier : malgré une évolution positive du championnat, les équipes restent confrontées à des contraintes importantes. Pour l’ancien champion du monde Belge, l’expérience des partenaires est un point clé, qui serait à prendre en compte plus sérieusement par le promoteur du championnat. Le dirigeant du team Fantic décrit un système encore fragile, car l’équilibre financier de sa structure repose largement sur sa capacité à impliquer – et fidéliser – les sponsors.

« Je dirais qu’on va dans la bonne direction avec le sport. Mais pour Infront, c’est la même chose que pour nous : il faut d’abord marcher avant de courir. C’est difficile pour tout le monde en ce moment. Il faut savoir que mon équipe fonctionne entièrement grâce au budget que je lève grâce à mes partenaires. On a un réseau d’environ 75 sponsors, et chaque année nous devons trouver 20 % de budget en plus. C’est pourquoi j’ai besoin de plus d’opportunités pour inviter mes partenaires sur les grands prix, et donc leur offrir des billets d’entrée. À chaque GP, on a 12 entrées gratuites, et je dois souvent dire à mes partenaires : “ Je suis vraiment désolé, mais je suis complet ce week-end”. Ce n’est pas comme ça que ça devrait fonctionner. Il faut créer un vrai lien émotionnel entre les sponsors et le sport, leur donner envie de revenir. J’ai 75 sponsors, et si je devais payer une entrée à 100€ pour qu’une personne vienne à chaque fois, ça représenterait 7 000 € par GP, soit 140 000 € sur une saison de 20 GP. Ce n’est pas envisageable, car cela utiliserait directement le budget que l’équipe récupère via ces mêmes sponsors, ce qui n’a pas de sens. Et clairement, on ne dispose pas de ce budget supplémentaire; c’est déjà assez dûr comme ça de payer les membres de l’équipe, de gérer toute la logistique … Pour l’instant, on doit s’adapter. Si je pouvais améliorer cet aspect, je pourrais développer les partenariats, mais de mon côté, j’ai besoin d’aide sur les entrées gratuites. Il faut comprendre que les sponsors ne sont pas des spectateurs, ils font partie intégrante du sport en soutenant les structures. S’ils ne viennent pas, ils risquent de ne plus investir la saison suivante, et tout se compliquera pour nous. Aujourd’hui, je dois sélectionner qui peut venir sur quel GP, et ce n’est pas sain pour mon modèle économique. La plupart des partenaires aimeraient venir à la moitié des courses, mais en réalité ils ne peuvent venir qu’à 2 ou 3 GP par an. »

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Dans un contexte où les budgets sponsoring tendent à la baisse, les équipes doivent élargir leurs recherches pour maintenir, voire augmenter, leurs moyens d’une saison à l’autre. Comme d’autres avant lui, Jacky Martens met en lumière une réalité économique de plus en plus exigeante, notamment avec des coûts en hausse constante, en particulier pour les déplacements oversea. C’est pourquoi il rappelle que l’enjeu majeur reste l’expérience offerte aux partenaires, véritable pilier du financement des structures en MXGP.

« Tout le monde peut voir que les budgets sponsoring baissent, donc il faut davantage de sponsors pour couvrir le même budget, voire plus, car chaque année nous devons l’augmenter de 20 %. Les GP oversea sont très coûteux et représentent une grosse part du budget. Quand les spectateurs viennent sur les circuits, on voit qu’ils apprécient. Mais pour nous, l’expérience des partenaires est encore plus importante, car c’est grâce à eux que nous finançons toute la saison. La grande différence aujourd’hui, je la vois chez Ducati. Pour moi, ils utilisent leur exposition du MotoGP pour attirer des sponsors. Ils ont WD-40, que l’on ne voit jamais ici, Shell également, et même DC Shoes. Quand tu regardes la moto, beaucoup de sponsors viennent du MotoGP. C’est exactement la direction à suivre, mais cela ne sera possible que si l’on peut inviter les partenaires sans contrainte. Si on dispose d’assez d’entrées pour les faire venir, ils viendront, passeront du bon temps dans le team, et profiteront pleinement de l’expérience. »

Dans sa réflexion sur l’évolution du paddock en mondial MXGP, Jacky Martens aborde également la question de l’organisation globale des Grands Prix et de l’espace alloué aux équipes. Inspiré par certains standards du MotoGP, le patron de Fantic estime que le développement du championnat passe aussi par une meilleure structuration des infrastructures, avec des règles plus claires et équitables pour les teams et leurs partenaires. Entre gestion de l’espace, hospitalités et capacité d’accueil, il plaide pour un modèle plus organisé et plus efficace à l’échelle du paddock.

« En tant qu’équipe, il faut aussi penser à plus grand. On a un certain nombre de mètres carrés par Grand Prix pour nos structures, comme en MotoGP. Si tu en veux plus, il faut ajouter un étage à ta structure ! Mais je le répète: on a besoin de plus d’opportunités pour les partenaires : plus de parking, plus d’espace pour les accueillir, plus de tout. Aujourd’hui, le sport est déjà assez important, mais la prochaine étape est de garantir aux équipes un espace défini pour leurs structures et leurs partenaires. Ensuite, si tu veux un hospitality supplémentaires, tu dois avoir un ou deux étages en plus via ta structure, et ça doit être la même chose pour tout le monde. Cela permettrait aussi de mieux organiser les paddocks, car certains promoteurs manquent d’espace pour accueillir tout le monde. Si on peut structurer tout ça, ce serait plus efficace. »

Dans une vision plus large de développement, Jacky Martens met en avant une problématique essentielle : celle du lien réel entre les partenaires et le sport pur. Si la visibilité TV reste un argument important, le patron de Fantic estime qu’elle ne suffit pas à justifier, à elle seule, les investissements des partenaires. Pour lui, la croissance du championnat passe aussi par une plus grand ouverture aux partenaires, un dialogue accru avec les équipes, et une meilleure compréhension de l’écosystème qui finance le sport.

« Bien sûr, la visibilité est importante. Mais quand on regarde dans le paddock, voit-on vraiment des sponsors qui investissent plusieurs millions uniquement pour la visibilité TV ? Si on veut accélérer le développement, il faut créer des opportunités pour ces sponsors. Le promoteur devrait aussi venir travailler avec nous, s’intéresser à nos partenaires, comprendre ce qu’ils font. On est ouverts à en discuter et à expliquer leurs activités. J’ai déjà fait remonter cela à Infront, mais pour l’instant, c’est la situation actuelle, et je parle uniquement pour mon équipe. Peu d’équipes ont autant de sponsors que nous. Et on voit aussi des sponsors passer d’une équipe à l’autre. J’ai commencé avec certains sponsors qui sont aujourd’hui chez De Carli pour les frères Coenen. J’ai aussi un sponsor qui a voulu aider une équipe junior en 125cc parce qu’il aimait le concept. Il faut ouvrir davantage le sport aux sponsors, même s’ils arrivent sur le tard, car tout le monde peut y gagner. Si un sponsor a un gros budget et voit sa marque à la télévision, il investira peut-être davantage. Mais s’il ne peut pas venir sur les courses et voir dans quoi il met son argent, alors il n’investira pas. »

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Dans un environnement de plus en plus connecté, le patron de Fantic souligne aussi l’importance croissante de la communication digitale, bien qu’il précise que le résultat sportif soit toujours la meilleure vitrine de sa structure. Très actif sur les réseaux sociaux, le team Fantic MXGP a fait de ses canaux un véritable levier de visibilité. Une dynamique qui, selon lui, demande une remise en question permanente pour rester en avance, dans un univers où les codes évoluent rapidement.

« Dans le fond, le résultat sportif reste le plus important aujourd’hui. À la fin du week-end, c’est ce qui est sur le papier qui compte. En tant qu’équipe, on est très forts sur les réseaux sociaux, on essaye toujours de faire des choses spéciales, souvent reprises par les grosses pages sur les réseaux. Pour moi, c’est là que je me concentre. On a aussi été parmi les premiers à proposer un nouveau format pour les résultats sur les réseaux, et aujourd’hui tout le monde le fait. Il faut toujours essayer de se différencier, mais cela demande de faire toujours plus; c’est de l’extra-sportif pour nous. On a quand même 85 000 followers, donc je pense qu’on fait du bon travail sur la communication. »

Pour conclure, Jacky Martens dresse un bilan globalement positif de la saison en cours. Désormais à la tête du programme de Fantic en MXGP – géré l’an dernier par Louis Vosters via Wilvo – Martens fait évoluer Alberto Forato et Brent Van Doninck sous ses couleurs cette année.

« Je suis très satisfait de Fantic cette saison. J’avais quelques inquiétudes à cause des rumeurs qu’on pouvait entendre ici et là, mais finalement la collaboration avec l’usine est très bonne. Pour moi, c’est comparable à l’époque avec le groupe KTM, avec un département R&D un peu plus petit mais les mêmes personnes compétentes, les mêmes ingénieurs et des installations très solide. J’ai été surpris positivement. Cette année, il n’y a pas de pression particulière car on ne peut pas comparer 2026 à 2025. L’an dernier, Jeffrey n’était pas là, Gajser non plus, ni Kay de Wolf ou Adamo en MXGP. Si on les enlève, on aurait été sur le podium avec Alberto Forato cette saison. Wilvo [équipe officielle Fantic jusqu’à l’an dernier] est une très grosse équipe, très forte, solide. Et je pense qu’on fait un excellent travail cette année avec Fantic. On est très satisfaits de la manière dont tout se passe pour l’instant. »

Image: Ray Archer
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