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Tony Cochrane « Depuis Cardiff, on a la preuve que le concept marche »

Images: WSX media pool

Il y a tout juste 10 mois – en décembre dernier – la FIM nommait SX Global pour organiser son nouveau championnat du monde de Supercross après sa séparation avec la FELD. L’annonce faisait donc de SX Global la première société Australienne à assurer l’organisation et la promotion d’un championnat du monde dans le domaine du deux, ou du quatre roues. En 10 mois, le staff de SX Global s’est afféré à mettre sur pied un championnat du monde de Supercross en partant de zéro, ou presque. Si la saison « pilote » ne s’est disputée que sur deux rounds, la saison 2023 en comportera jusqu’à 10 et le promoteur ne cache pas ses ambitions pour les années à venir.  Président de SX Global, Tony Cochrane – qui a organisé pas moins de 400 évènements sportifs dans le monde entier en 45 ans d’activité – revient justement sur ces dernières à l’occasion de la finale disputée à Melbourne ce week-end.

Tony Cochrane – Président de Sx Global: « Melbourne est une ville très sportive, magnifique. C’est probablement l’une des plus belles villes du monde pour être franc; elle dispose d’un très gros éventail d’évènements sportif à l’année et rien n’est oublié. Rien qu’en ce qui concerne le milieu de la moto, à Melbourne, ils ont le championnat du monde 500cc, le Superbike World Championship et désormais une épreuve du mondial de Supercross. C’est une très belle ville. On attendait 50.000 personnes sur les deux soirées; c’est une énorme preuve de confiance pour nous. On est très contents d’être ici à Melbourne et on organisera la finale ici lors des prochaines années […]

Personnellement, je connais Ryan (Sanderson – directeur commercial SxGlobal) et Adam (Bailey – directeur Motorsports SxGlobal) depuis 7 ans. Je suis arrivé dans leur projet avec l’AUSX Open à la base, en tant que mentor. J’adore voir des jeunes s’essayer à de nouvelles choses et ils avaient vraiment monté un bel évènement en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ils devaient également organiser une épreuve en Asie avant que le Covid n’en décide autrement. Et puis d’un coup, il y avait une belle opportunité à saisir avec ce mondial de Supercross. Je comprends qu’il y ait déjà tout un écosystème qui tourne autour de ce sport aux Etats-Unis, c’est formidable et je n’ai aucun problème avec ça. J’ai beaucoup de respect pour les USA, mais ce n’est qu’un pays de 300 millions + habitants et il y avait cette opportunité d’exporter ce sport au niveau mondial. Ce qui nous a vraiment impressionnés, c’est que depuis Cardiff, on a la preuve que le concept marche. On savait qu’il y avait un marché pour le Supercross mais personne n’avait été assez stupide pour injecter 50 millions de dollars pour tester la chose jusqu’à présent. On s’est mis nous même face au challenge, et actuellement, nous joignons le geste à la parole.

Le Marvel Stadium de Melbourne a fait le plein ce week-end

Il faut savoir qu’on aurait bien pu organiser trois épreuves cette année avec une finale en Indonésie mais on a pris la décision – pour notre staff, à qui on apporte beaucoup de respect – que c’était un trop gros risque. En Septembre, on n’était pas sûrs que l’organisation sur place serait prête et on avait raison car ils ne seront pas prêts avant Janvier 2023. Se pointer là-bas dans deux semaines, ça aurait été un désastre.

Pour ce projet, il faut des poches profondes, mais également porter ses propres convictions pour organiser ces épreuves mais on est persuadé qu’il y a une audience, un marché pour ce Supercross mondial. Ces athlètes sont très talentueux et on croit fermement que le monde entier veut et mérite de les voir en action. À mon humble avis, d’ici 2 à 4 ans, vous verrez ce championnat grandir de façon exponentielle.

L’an prochain, on devrait avoir entre 8 et 10 rounds à travers le monde. On ne pourra probablement pas disputer des épreuves dans toutes les villes qui se sont proposées car on veut organiser aux bons endroits. Je pense qu’avec Cardiff et Melbourne, on a prouvé qu’on pouvait organiser ce championnat dans des lieux de qualité. Je pense que personne n’est venu sur une épreuve dernièrement et ne s’est dit qu’on faisait ça en limitant les frais au maximum. On veut présenter le sport de façon mondiale car on pense que cette opportunité ne s’est jamais réellement présentée, sans vouloir faire de l’ombre à tout ce qui est fait aux USA. Ils font un très bon boulot là-bas.

Le championnat du monde 500cc est un championnat mondial qui se dispute à travers le monde, le championnat du monde de Superbike est un championnat mondial qui se dispute à travers le monde, le championnat du monde MXGP se déroule dans plusieurs pays et les gens ont l’opportunité d’y assister. Pourquoi les pilotes de Supercross n’auraient-ils pas cette même opportunité ? Personne ne parviendra à me convaincre qu’ils n’en veulent pas, de cette opportunité. Je pense que d’ici 2 à 4 ans, il y aura une migration de pilotes vers notre championnat, et qu’on verra que le Supercross peut réellement s’étendre en tant que sport mondial, pour que ces athlètes puissent être reconnus – comme ils le méritent – à l’échelle mondiale. »

Deux épreuves pour se roder en 2022, et un championnat complet prévu au calendrier 2023

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