Xavier Cazal « J’ai vu où était ma place »

Xavier Cazal « J’ai vu où était ma place »

Xavier Cazal se prépare à effectuer une dernière sortie au guidon de sa 125 à Mantova. Après avoir fait ses gammes dans la catégorie EMX125 pendant 3 saisons, le jeune pilote Réunionnais s’apprête à effectuer son passage définitif en 250 à l’intersaison, toujours avec l’équipe VHR KTM, qui le soutient depuis 2019. Auteur de son meilleur résultat Européen en Espagne cette saison (7e), Xavier Cazal sera l’un des rookies à suivre sur l’Europe 250 la saison prochaine. Micro.

Xavier, cette saison, tu es régulièrement dans le top 10, tu pointes 12ème du championnat; bien qu’il reste encore une épreuve à disputer, quel bilan tires-tu de ta saison 2021 jusqu’à présent ?

Cette saison, ça a été une saison avec des hauts et des bas, surtout sur le championnat d’Europe 125. Mon objectif était de me rapprocher du top 5, et j’ai eu du mal à l’atteindre malgré de nombreuses manches dans le top 10; je dirais donc que c’est un bilan mitigé.

7ème de l’épreuve en Espagne, tu réalises ta meilleure performance depuis ton arrivée dans la catégorie en signant également une 6ème place en seconde manche. Peux-tu revenir sur ton weekend en Espagne avec nous ?

Ce weekend en Espagne a été très positif pour moi, justement car je me suis rapproché de mon objectif de top 5. Une première manche où je termine 9ème, une seconde manche où je termine 6ème après avoir occupé le top 5 quasiment toute la course; ça m’a fait du bien mentalement car j’ai vu où était ma place même si je pense qu’il m’a manqué un peu de vitesse pour terminer dans le top5; quand on roule devant, la vitesse n’est pas la même.

Animateur de l’Europe 125, Xavier Cazal joue également les premiers rôles sur le France Junior

En reprenant les statistiques de ta saison – et à l’exception faite de l’Espagne – ta position moyenne dans le premier tour, c’est la 17ème place. Finalement, ce qu’on ne voit pas sur le papier, c’est qu’à chaque manche, tu te vois contraint de doubler un paquet de pilotes…

C’est sur qu’en championnat d’Europe le départ joue une bonne partie de la course car le niveau est vraiment très homogène; et cette saison, ça a été mon point faible car à chaque course je partais de loin et je devais cravacher à chaque fois pour revenir.

Par contre, lorsque j’ai pris de bons départs comme en Espagne, ça s’est tout de suite remarqué, car j’ai réalisé ma meilleure prestation.

Arco Di Trento n’a pas été du même ressort que l’Espagne; qu’est-ce qu’on tire comme bilan des épreuves Italiennes ?

Les trois courses à Arco Di Trento ont été compliquées pour moi, j’ai eu du mal à faire ce que je voulais sur la piste dès le premier jour et j’ai lutté sur toutes les courses. Maintenant, j’en ai tiré des conclusions et je suis « focus » sur la dernière épreuve de Mantova.

Triples épreuves, deux manches le même jour, le format a été plutôt bien modifié ces deux dernières saisons, comparé à ce que tu as connu pour ta première année en EMX. Quel format préfères-tu ?

C’est vrai que ce format triple épreuve sur un même tracé était utilisé toute la saison dernière, et également une fois cette saison.

Je trouve que ce format est bien, car la journée de course se concentre sur une seule et même journée, mais d’un autre côté c’est aussi moins plaisant car sur certaines pistes, ils ne peuvent pas faire beaucoup de modifications entre les épreuves et à force de rouler toujours sur le même circuit, ça en devient lassant en comparaison avec le format de course basique lors duquel on ne roule qu’une fois sur un circuit, ce qui est beaucoup mieux. Je dirais que je préfèrais l’ancien format, malgré le fait qu’on roulait le samedi, et le dimanche.

Quels sont tes projets pour 2022; un passage en 250 et rebelotte sur l’Europe ?

Oui, l’année prochaine, je vais effectuer mon passage en 250 avec l’équipe VHR KTM sur l’Elite MX2 et l’Europe.

Cet hiver, j’ai régulièrement roulé en 250 à l’entraînement; à cette époque-là, Tom (Guyon) roulait en 450 et Scotty (Verhaeghe) n’avait pas encore repris. Je suis vraiment à l’aise sur la 250, et je la préfère à la 125 désormais. C’est sûr que je suis un grand gabarit, mais je ne suis pas très lourd, donc ce n’est pas handicapant en 125.

Après 3 saisons sur l’Europe 125, Xavier Cazal s’apprête à effectuer sa transition en 250 à l’intersaison.

Mondial Junior, championnat d’Europe, Nations Européennes, Espoirs, Junior et j’en passe. Si tu ne devais retenir qu’une seule course dans ta jeune carrière jusqu’à présent, ce serait laquelle, et pourquoi ?

Pour moi, la course à retenir ce serait celle de cette saison, en Espagne, car j’y ai signé mon meilleur résultat en Europe 125.

Tu te vois où, dans 5 ans ?

Difficile à dire; 5 ans, c’est bien loin et il va y avoir beaucoup d’étapes avant d’en arriver là, mais dans un avenir parfait, je me vois en mondial MX2; mais tout dépendra de moi.

À quoi ça ressemble, une semaine de Xavier Cazal en pleine saison ?

Etant donné qu’en ce moment, les courses s’enchaînent, je fais de la récupération avec un footing ou une sortie vélo le lundi, ensuite je nettoie mes affaires, etc. Souvent, le mardi et mercredi, c’est moto, et puis une sortie vélo le jeudi. Je prend l’avion le vendredi pour aller à la course suivante. Moi, j’habite au team en région Parisienne; on va souvent s’entraîner du côté de Crisolles, Clastres, Saint Just, Bonneuil …

Des remerciements à faire passer ?

Je souhaite remercier énormément le team VHR KTM qui me suit depuis plusieurs années, Willy Galisson, et ma famille qui m’accompagne dans tous mes projets.

Merci aussi à Smail Askar qui m’aide beaucoup mentalement depuis bientôt un an, Smail m’aide à travailler sur ma respiration pour être le moins stressé possible, et quand ça ne va pas et que le résultat n’est pas là, il est toujours présent pour que je reste motivé à bloc; il m’aide à prendre conscience que je suis capable d’y arriver.

Médias