Autant le dire: Hunter Lawrence n’est clairement pas convaincu par le bien-fondé du championnat SuperMotocross. Deuxième de la seconde épreuve de la saison à Los Angeles après être passé complètement à côté du round d’ouverture à Columbus, le champion MX US 450 en titre livre un regard plutôt critique sur la formule actuelle du SMX, allant jusqu’à remettre en question son intérêt et estimant que l’argent mis sur la table pour cette série pourrait être réinvesti dans les championnats de Supercross et de Motocross. Des propos recueillis par Lewis Phillips à l’issue de l’épreuve californienne, alors que le pilote Australien pointe actuellement au troisième rang du championnat SMX avant la finale de Ridgedale.
« Personne n’a vraiment demandé à ce qu’ils créent ce championnat. Le SuperMotocross, c’était un peu une manière d’essayer d’empêcher tout le monde de partir sur le World Supercross, mais on a l’impression que leur championnat est en train de tomber en ruines. J’aimerais voir les promoteurs prendre l’argent qu’ils ont trouvé pour organiser le SMX afin de le réinvestir dans les championnats de Supercross et de Motocross actuels.»
Hunter Lawrence estime surtout que les championnats de Supercross et le Motocross disposent déjà d’un public et d’un potentiel commercial suffisamment importants pour justifier que davantage de moyens leur soient consacrés, plutôt que de créer un énième championnat qui peine à avoir un réel poids sportif.
« Le sport se porte bien, ces championnats sont en pleine santé. Tout le monde vient aux États-Unis pour faire du Supercross, pas pour faire le championnat SMX. En Motocross, on a 40 pilotes derrière la grille à chaque épreuve, en 250, en 450, dans la catégorie SMX Next, chez les filles … Je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer en Motocross et qu’il faudrait rendre le championnat plus équitable par rapport au championnat de Supercross, qui reste vraiment la discipline reine. Et je pense que beaucoup d’équipes aimeraient également que ce soit plus équitable, tout comme certains pilotes.»
Et au-delà de la question financière, Hunter Lawrence s’interroge également sur l’intérêt du public pour un championnat supplémentaire, après une saison déjà particulièrement chargée. L’officiel Honda HRC estime qu’il existe d’autres pistes à explorer pour développer le sport.
«Si le SMX reste, je serais curieux de voir quelles sont les audiences de la Monster Cup par rapport aux trois épreuves du championnat SMX. On ne roule pas dans de gros stades, on roule même dans des stades moins grands que pendant la saison de Supercross. C’est difficile à dire. Beaucoup de choses pourraient être mises en place. Nous, on enchaîne tellement de courses. Est-ce que les gens ont vraiment envie de regarder le championnat SuperMotocross ? Ils ont regardé des courses toute l’année et les autres sports reprennent aussi, il y a le football, le baseball … Peut-être qu’ils se disent qu’ils ont vu du Supercross et du Motocross toute l’année, et qu’ils ont envie de voir autre chose en fin d’année. Peut-être que ça les lasse à force. Tout le monde aura des idées, des opinions. Mais je pense qu’on pourrait vraiment faire quelque chose de sympa en réinvestissant cet argent dans les championnats qui existent déjà : le Supercross et le Motocross. Je pense que ce serait une très bonne chose. De toute façon, je ne vois pas le SMX devenir aussi important que le Supercross et l’outdoor.»
Pendant ce temps, les promoteurs du SMX ont confirmé leurs ambitions d’organiser des épreuves du championnat hors des Etats-Unis, pour poursuivre l’expansion de leur série.















