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National 125 Saint-Mihiel: « Une petite fronde de jeunes pilotes sans doute habitués à trop de confort »

Image: Joel Texier

Elle n’a pas eu lieu, et pourtant, l’épreuve du championnat de France National 125 de Saint-Mihiel fait (beaucoup) parler d’elle. Deuxième volet.

À ce jour, Monsieur Bertrand Pancher – Député de la Meuse, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, mais également conseiller Municipal et Communautaire de Bar-le-Duc, a adressé une lettre à Monsieur Sebastien Poirier, président de la FFM, après avoir pris connaissance de l’annulation de l’épreuve du National 125 de Saint Mihiel, prévue ce lundi de Pâques.

Dans cette même lettre, Monsieur Bertrand Pancher demande à la FFM de dédommager le Moto Club de Saint-Mihiel, organisateur de la seconde épreuve du championnat de France National 125, épreuve annulée après concertations entre les représentants FFM, les délégués des pilotes, et les pilotes en question, et pour motif de manque de préparation de la piste.

« Trop d’arrosage, pas assez d’arrosage …une petite fronde de jeunes pilotes sans doute habitués à trop de confort à conduit a leur départ et à l’annulation cette compétition […] »

Malgré les nombreux témoignages de [mauvaises] expériences lors de manifestations organisées sur le terrain en question – témoignages qui affluent sur les réseaux sociaux depuis l’annulation de l’épreuve – le président du Motoclub de Saint-Mihiel s’est avoué « abasourdi » aux journalistes du quotidien l’Est Républicain, qui n’ont pas manqué de relayer la nouvelle, sans toutefois s’attacher à la problématique réelle rencontrée par les pilotes ce week-end. « Tout était en ordre et tout se présentait au mieux. Cela fait soixante ans que je suis au club et on n’avait jamais eu de problèmes […] »

La lettre de Monsieur Bertrand Pancher au président de la FFM – Monsieur Sebastien Poirier – est disponible en version retranscrite ci-dessous. Le National 125 de Saint Mihiel, un sujet qui n’a visiblement pas fini de faire couler de l’encre… À défaut de faire couler de l’eau.

« Monsieur le Président,

Je tenais à vous faire part de la vive émotion des dirigeants du Moto Club Sammiellois et du public concerné, après l’annulation du championnat de France 125 cm3 et du Grand Est, ce dimanche, à Saint Mihiel, dans le Département de la Meuse.

Depuis une soixantaine d’années cette traditionnelle compétition s’est toujours tenue quelles que soient les conditions météorologiques. Pour y assister régulièrement, je peux témoigner de compétitions sous la poussière lors de beau temps, comme parfois avec beaucoup de boue pendant des pluies diluviennes. Le motocross est un sport qui trouve son originalité dans la diversité de la météo, c’est ce qui en fait son intérêt et ce qui séduit un public très nombreux.

Afin d’éviter tout accident, le terrain de Gobessart à Saint-Mihiel, s’est doté de systèmes d’arrosages automatiques pour éviter trop de poussière et ses dirigeants ont investi lourdement dans des équipements permettant au dernier moment d’adapter le terrain à ces conditions météorologiques. [CF. voir vidéo]

Face aux remarques de certains pilotes ce Dimanche, jugeant qu’il y avait trop de poussières, les bénévoles se sont employés à arroser le circuit lequel n’était pas plus difficile à rouler que lors de toutes les éditions précédentes. Trop d’arrosage, pas assez d’arrosage …une petite fronde de jeunes pilotes sans doute habitués à trop de confort a conduit à leur départ et à l’annulation de cette compétition.

Alors qu’il s’agissait là d’une compétition majeure, qui devait réunir plus de 3.000 spectateurs, dont beaucoup venaient parfois de loin, cet événement a été un fiasco, tant financier (une perte de 30.000 euros pour le club) qu’humain. Les dirigeants de ce club, tous bénévoles, et qui passent leur temps à s’engager pour le plaisir de tous, sont totalement découragés et j’ignore quel sera maintenant l’avenir de ces compétitions sur place.

Je vous serai particulièrement reconnaissant de bien vouloir m’indiquer ce qui pourrait être entrepris à l’avenir pour que de tels incidents ne se reproduisent plus, le motocross ne se déroulant pas sur les pistes plates et goudronnées… En attendant, serait-il possible de dédommager le club de Saint-Mihiel et de rassurer ses dirigeants totalement désabusés ?

Je vous remercie pour la suite que vous jugerez utile de réserver à ma démarche et je vous prie de croire, monsieur le Président, en l’expression de mes salutations distinguées. »

 

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