Ryan Villopoto, 2015 et le mondial MXGP

Ryan Villopoto, 2015 et le mondial MXGP

Début 2015, toute l’attention s’était tourné vers l’arrivée de Ryan Villopoto en mondial MXGP. Après un énième titre AMA, le pilote Monster Energy Kawasaki qui avait tout accompli sur son continent avait entrepris de se lancer un nouveau – et dernier – challenge en traversant l’Atlantique pour se mesurer aux meilleurs pilotes Européens.

Le périple de l’Américain aura été de courte durée; 4 épreuves. Chutant à Trentino en se retournant en pleine ligne droite, Ryan Villopoto – blessé au coccyx – n’était jamais revenu en piste et avait sans grande surprise annoncé sa retraite sportive. Ryan Villopoto pouvait tout de même inscrire une victoire en mondial MXGP à son palmarès; il avait devancé Clément Desalle et Antonio Cairoli lors du grand prix de Thaïlande.

La dernière parution de l’e-mag On Track Off Road mérite clairement le détour puisque vous pourrez y retrouver une interview de 5 pages de Ryan Villopoto qui revient sans détours – et six ans plus tard – sur sa courte présence en mondial MXGP en 2015, année qui marquera non seulement la fin de carrière du pilote Américain, mais aussi le premier titre mondial d’un pilote bien de chez nous; Romain Febvre.

Ryan Villopoto – OTOR #207:“J’étais prêt à prendre ma retraite. Oui, J’avais un contrat avec Kawasaki pour une année supplémentaire mais – pour autant que je sache – personne ne peut te forcer à rouler si tu ne le veux pas n’est-ce pas. Ça a mis tout le monde dans le l’embarras. Mentalement, j’étais totalement épuisé et je ne voulais plus faire ça. J’avais pris ma décision, mais ils m’ont dit : “Réfléchis, donnes-toi deux semaines”. C’est ce que j’ai fait et pendant ces deux semaines – je ne sais plus de qui est venu l’idée – mais le truc de l’Europe est arrivé et j’ai pensé que ça pourrait être cool, “j’aimerais bien aller en Europe”. J’aime voir du paysage, essayer la nourriture, c’est un continent agréable. Est-ce que je voudrais y vivre ? Non. Mais ma femme et moi, on aime bien y voyager. Donc, nous avons envisagé l’idée, on a lancé le processus et on a fait appel à quelques contacts. Monster Energy a vraiment beaucoup aidé. Il n’y avait rien de signé, aucune modification n’avait été apportée à mon contrat et je n’avais même pas commencé à m’entraîner pour rouler en Europe. À peu près trois semaines se sont écoulées et je me suis dit “Je ne le sens pas du tout, je veux prendre ma retraite” mais Monster était vraiment enthousiaste à l’idée que je me rende en Europe pour rouler, et les autres l’étaient aussi. Je ne dirais pas que j’y ai été forcé, mais pour moi, la page avait été tournée. C’était compliqué. Quand finalement est venu le moment de se dire “Okay, on le fait”, ce qu’on m’a dit sur l’équipe n’était pas ce à quoi je m’attendais. Je ne dirai pas qu’ils faisaient du mauvais travail, mais les normes auxquelles j’étais habitué et la façon dont les choses étaient faites n’étaient pas les mêmes [qu’aux USA]. […] En y repensant, j’aurais aimé que ça se passe différemment. Je n’étais pas aussi bien physiquement que quand je roulais aux USA et mentalement, je n’étais plus dans la même optique non plus. Je ne dis pas que c’est “impossible d’y arriver” [pour un Américain], mais j’aimerais bien voir qui que ce soit dire “Je vais aller rouler en Europe”, y aller réellement et gagner en l’espace de 6 mois. Ça n’arrivera pas. Je parie que ça n’arrivera pas, à cause du mode de vie, des voyages, de la météo, de la distance pour aller s’entraîner, du fait qu’on se retrouve face à des gars qui ont grandi là-bas – face à une équipe comme KTM – c’est une bataille perdue d’avance […]”

Malgré ses 10 titres AMA – qui font de lui le second pilote le plus titré des USA derrière Ricky Carmichael (16 titres) – Ryan Villopoto n’a pas rencontré le succès escompté sur la scène Européenne … À qui le tour … ?

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