Double tenante du titre au Motocross des Nations, l’Australie aligne une équipe profondément remaniée à Ernée. Jett, Hunter Lawrence et Kyle Webster absents cette saison, Jed Beaton, Aaron Tanti et Alex Larwood ont été sélectionnés pour cette édition 2026 à Ernée. Trois rookies qui porteront les numéros 1, 2 et 3, mais aussi la plaque rouge. L’objectif n’est pas la victoire, mais bien de défendre fièrement le drapeau australien. Jed Beaton a quitté le paddock du mondial MXGP au terme de la saison 2022. Quatre ans plus tard, il honore une première sélection en équipe nationale, fait son retour en Europe, et fait office de capitaine de l’équipe australienne. Micro.
Jed, ça fait longtemps qu’on ne t’a pas vu dans le paddock ici. Tu reviens finalement pour y faire tes débuts aux Nations. Ça te fait quoi d’être de retour en Europe, et que représente cette opportunité pour toi ?
Ça fait vraiment plaisir. C’est vraiment sympa de retrouver tout le monde. Beaucoup de personnes qui travaillaient ici à l’époque où je roulais en GP sont toujours là, donc c’est vraiment top de pouvoir les revoir.
Ça donne presque l’impression que c’est normal pour moi de revenir dans le paddock quelques années plus tard. C’est même un peu étrange, mais c’est aussi vraiment cool. Je suis très honoré de représenter mon pays et, tu sais, c’est difficile d’être sélectionné, évidemment, puisque Jett et Hunter qui marchent fort aux États-Unis ont fait l’impasse sur l’épreuve cette année pour récupérer et se préparer pour 2027.
Donc oui, on a été sélectionnés cette année. Je suis vraiment, vraiment honoré et je pense que ça va être génial. Cette course est énorme. Les années précédentes, on a bien vu combien de gens étaient présents aux nations et, puis les GP étaient toujours incroyables ici à Ernée. J’ai donc vraiment hâte d’être à ce week-end, et de prendre du plaisir.
Vous êtes champions en titre. Évidemment, Jett, Hunter et Kyle ne sont pas là cette fois-ci. Vous êtes tous les trois rookies aux nations cette année avec Alex et Aaron. Ce ne sera pas simple de défendre les plaques 1, 2 et 3. Quelles sont les attentes ?
C’est une question difficile, parce qu’évidemment, tout le monde veut la même chose. Mais quand tu roules, tu ne regardes pas le numéro que tu portes, tu te donnes simplement et tu te fies à tes sensations. Donc tant qu’on roule à notre niveau, qu’on fait de bonnes courses et qu’on évite les erreurs, je pense qu’on a quand même une équipe très solide et qu’on peut faire de belles choses.
Forcément, on ne s’attend pas vraiment à aller chercher la victoire, comme c’est l’objectif quand Jett et Hunter sont là. Mais je pense quand même qu’on sera capables de se battre pour quelques places d’honneur. Et tant qu’on arrive tous à gérer la pression et à gérer l’événement, je pense que tout ira bien.
L’attente n’est pas la même, mais je pense qu’on peut tous très bien rouler et bien figurer.
Fin 2022, quand tu as quitté le mondial, tu n’avais pas totalement fermé la porte à un retour. Il ne s’est jamais fait. Pourquoi ?
Je suis rentré chez moi. Mon père est décédé durant ma dernière année en Europe et évidemment, c’est difficile. Tu es loin, tu traverses une saison compliquée, c’est dur de rester dans le paddock dans ces conditions. Donc je suis rentré chez moi en Australie et, je dois dire, je me suis très vite senti bien à la maison.
Je voulais aussi aller chercher un titre là-bas, ce que j’ai finalement réussi à faire cette année. J’ai atteint cet objectif et je suis allé rouler aux USA – sur l’outdoor – durant l’été ; j’ai fait quelque chose de différent, après être resté en Australie pendant trois ou quatre années de suite. J’ai vraiment apprécié retrouver ce niveau-là, et pouvoir faire quelque chose d’autre.
Donc oui, j’ai vraiment hâte d’être à ce week-end, de me mesurer à des pilotes que je connais déjà. Ça faisait évidemment très longtemps que je n’avais plus roulé ici, mais la plupart des mecs de l’époque sont toujours là.
Je me sens vraiment bien à l’approche du week-end et j’ai hâte de voir où on se situe par rapport aux autres.
Ernée est un tracé unique, très Français. C’est étroit, technique. Tu as déjà roulé ici en EMX250 et en MXGP. Est-ce qu’on peut se préparer à rouler à Ernée en Australie ?
Pas vraiment. C’est difficile. On ne peut pas vraiment se préparer à un tracé comme Ernée, à la raideur de ces descentes, etc. Mais comme tu l’as dit, j’ai déjà roulé ici, donc je sais à quoi m’attendre.
J’ai toujours aimé cette piste les années où j’y ai roulé et j’y ai signé des résultats plutôt corrects. Je me suis toujours senti à l’aise sur ce tracé. Donc oui, j’ai vraiment hâte d’en découdre, même si on ne sait jamais comment la piste va évoluer tant qu’on n’est pas réellement dessus.
On verra donc comment ça se passe. Comme je l’ai dit, j’ai vraiment hâte d’y être et d’enchaîner quelques tours, de faire retomber un peu la pression, de pouvoir me détendre un peu pour rouler comme je sais le faire. Je pense qu’on sera prêt, ça va le faire
Pour finir, le format est unique. Il y a le tirage au sort du vendredi. C’est la loterie : quitte ou double Vous avez la troisième place pour demain, c’est un bon début d’entrée de jeu pour l’Australie.
C’est clair. Quand on m’a dit qu’on avait la troisième place, j’étais vraiment content. Comme tu dis, c’est quitte ou double ce tirage au sort. C’est soit une bonne place, soit une place vraiment pourrie. Là, on a une bonne place et il va falloir en tirer profit pour pouvoir être le mieux placé pour les manches du dimanche. De là, on verra où on finira.














