Avec trois podiums en quatre épreuves, Tom Vialle réalise une belle fin de saison 2026. Sur le podium en Argentine et en Italie, vainqueur en Suisse puis blessé avant la mi-saison, le pilote Français n’avait pas mis longtemps pour retrouver les avant-postes. Sur la boîte à Loket, Uddevalla et Arnhem, l’officiel Honda HRC continue de faire ses preuves en MXGP pour sa première année dans la catégorie. Et si la journée du samedi aux Pays-Bas avait mal commencé, le pilote Français a su trouver des solutions le dimanche pour assurer une troisième place derrière l’intouchable duo Herlings – de Wolf. Micro.
Tom. Durant ta carrière, tu as prouvé que tu apprenais très vite, et encore une fois ce week-end. Le samedi, tu devais être un peu rouillé dans ces conditions, mais le dimanche on a vu un Tom complètement différent. Tu dois être satisfait d’avoir inversé la tendance ?
Oui, c’était assez difficile le samedi vu la manière dont j’ai commencé le week-end à Arnhem, surtout lors des essais chronométrés [ndlr: Tom termine 15ème de la séance]. Mais le dimanche, tout s’est bien mieux passé pour moi. Je me suis amélioré à chaque séance. C’était aussi ma première fois à Arnhem avec la 450, et ce n’est pas une piste facile, il faut être honnête. C’est une piste piégeuse. Ce week-end, Jeffrey et Kay étaient plus rapides, mais avec Tim, on a aussi creusé l’écart sur les pilotes derrière nous. J’ai bien roulé, j’avais un bon rythme, donc je suis satisfait de mon dimanche.
Un mot sur la piste. Tout le monde sait qu’à Lommel, les trous sont très gros. Ici, c’est un peu différent. Ça semble dur de trouver le rythme, et c’est assez piégeux.
Oui, c’est sûr. Il n’y a pas beaucoup de flow à Arnhem et c’est assez piégeux. Comme tu l’as dit, ce sont vraiment deux pistes très différentes. À Lommel, le sable est plus profond, il y a vraiment des grosses vagues. Là, c’était beaucoup plus piégeux à mon sens. Le sol est dur en dessous et ça reste mou en surface, donc c’est vraiment différent par rapport à Lommel.
Le samedi, tu ne devais pas prendre beaucoup de plaisir. Après le dimanche, ça a changé ?
Oui, j’ai pris du plaisir… Je me suis bien amusé. La piste était un peu plus fluide le dimanche que le samedi. Je pouvais sauter dans les vagues, les trous, je me suis amusé. Certaines sections étaient cool, d’autres un peu plus difficiles et piégeuses. Ici, il faut savoir où attaquer et où ne pas attaquer …

Chase Sexton était avec toi ce week-end. C’était comment de l’avoir à tes côtés, de le revoir ? Ça faisait un petit moment.
Oui. Même si je ne me réjouis pas qu’il vienne me voir dans ces circonstances, puisqu’il s’est blessé au genou cette année. Mais je l’ai contacté et je lui ai dit qu’il pourrait peut-être venir à Arnhem et assister au Grand Prix. Comme ça, il pouvait découvrir un peu la Belgique et la Hollande. La semaine prochaine, je vais passer quelques jours en France, donc je lui ai dit qu’il pourrait en profiter pour faire la Hollande, et découvrir la France aussi. En temps normal, ce n’est pas vraiment faisable. Là, il peut être présent pour assister au Grand Prix et ensuite, on pourra aller un peu en France pour qu’il découvre.
C’est cool pour lui. Il vient de se faire opérer du genou, donc ça lui permet aussi de se changer un peu les idées avant de reprendre l’entraînement et de préparer la prochaine saison de Supercross. Je trouve ça cool et je suis content qu’il soit là. Et puis, pour lui, c’était l’occasion de venir voir un GP… Je pense que c’était la première fois qu’il venait assister à un Grand Prix en Europe, donc je pense que c’était une expérience sympa à vivre.
Tu es un rookie en MXGP. C’est difficile de trouver où est la limite en 450 ?
Rouler à 100 % avec la 450, ce n’est pas simple. Je pense qu’une fois que tu trouves un bon rythme, tu prends vraiment du plaisir mais ce fameux rythme est difficile à trouver. Je pense que je m’en sors bien. Je suis monté sur le podium trois fois lors des quatre derniers grands prix, donc jusqu’ici, ça se passe bien.
Un mot sur Jeffrey et Kay, ils avaient un rythme incroyable …
Je crois que j’ai fait deux ou trois tours devant eux, et je pense bien que je suis le seul à avoir bouclé des tours devant ces deux-là ce week-end ! Ils sont nés dans le sable et ils roulent vraiment très bien dedans. Mais honnêtement, il n’y a pas grand-chose de plus à dire.
Si tu veux devenir champion du monde en MXGP, ce doit être une expérience à prendre. Tu vois qu’il reste encore du travail à faire dans le sable par exemple. C’est une bonne source de motivation ?
Oui et non. Bien sûr, tu veux toujours progresser, mais mon objectif dans le sable n’est pas de gagner. Je veux dire … Jeffrey, personne ne le bat dans le sable. Lucas l’a fait, mais Riola Sardo, c’est un tracé quand même bien différent. Des gars comme Romain ou Tim — qui lui est quintuple champion du monde — ont tous été forts dans le sable face à Herlings par le passé, donc c’est possible d’être présent. Mais mon objectif cette année était d’être solide dans le sable et de figurer dans le top 5. Aujourd’hui, j’étais dans le top 5 et de nouveau sur le podium, donc l’objectif a été atteint ce week-end.














